Geant4 · MFEM · Magboltz · Shockley–Ramo

Du neutron
à l'impulsion.

Geant4 Linked Electron–Ion Plasma, Neutron Interaction & Response

GLEIPNIR simule ce qui se passe à l'intérieur d'un détecteur gazeux irradié par des neutrons : du premier neutron jusqu'à chaque électron d'ionisation et à l'impulsion sur l'électrode de lecture. BIFROST permet de le regarder se dérouler dans le navigateur.

chambre coaxiale · P-10 · +300 Vr = 3 → 25 mm
169,1MeV
⟨TKE⟩ de la fission thermique de l'²³⁵U
littérature ~168 MeV
4,12×10⁶
paires d'ions, un fragment arrêté
E/W = 3,85×10⁶ · +7,2 %
321fC
charge induite, événement de référence
152 fC avec recombinaison
6,1×10⁻⁴
fermeture de Shockley–Ramo
théorème exact · tol. 10⁻²

La chaîne de calcul

Une configuration. Cinq étapes.
Chaque électron compté.

Chaque étape transmet à la suivante un produit de données bien défini. Un seul fichier JSON décrit la géométrie, les matériaux, la source, la physique et les réglages numériques de toutes les étapes, et chacune boucle son propre bilan d'énergie ou de charge.

1

Transport

Geant4 · listes de physique de référence · données neutroniques évaluées

Les neutrons réagissent dans le détecteur ; reculs, alphas et fragments de fission sont suivis pas à pas, et chaque électron d'ionisation est enregistré à sa naissance.

2

Charge d'espace

éléments finis · résolution parallèle de l'équation de Poisson

L'ionisation devient une densité de charge sur un maillage (cloud-in-cell) ; l'équation de Poisson donne le potentiel de polarisation et de charge d'espace sur un maillage annulaire conforme.

3

NIDHOGG

Monte-Carlo transitoire · sections efficaces Magboltz

Chaque électron se dégrade dans le gaz (collisions élastiques, excitation, ionisation, attachement, transfert Penning) jusqu'à se thermaliser, s'échapper ou s'attacher.

4

EIR

Onsager → Jaffé → Boag

Recombinaison optionnelle, appliquée comme une chaîne de survie dans l'ordre des échelles de temps : géminée, colonnaire, puis volumique. Désactivée, elle ne change strictement rien.

5

Signal

Shockley–Ramo · préampli · mise en forme · CAN

Le mouvement des porteurs induit un courant sur l'électrode de lecture ; une chaîne d'instrumentation idéalisée le transforme en formes d'onde et en observables d'impulsion.

Trois détecteurs d'exemple sont fournis, une boîte de gaz, une chambre d'ionisation et une chambre à fission, et chaque simulation est déterministe pour une graine fixée.

Le moteur électronique

NIDHOGG

Non-equilibrium Ionization & Degradation of High-energy electrons in Gaseous Geometries

L'étape 3 de GLEIPNIR, et un code complet à lui seul. Donnez-lui des électrons avec leurs positions, leurs instants et leurs énergies dans un volume de gaz : il suit chacun d'eux, et chacun de ceux qu'ils arrachent, jusqu'à ce que chacun se thermalise, s'échappe ou soit capturé.

« Quelque chose mange mes électrons. »

C'est ainsi que le nom est né. La charge créée dans le gaz disparaissait avant d'atteindre l'électrode : capturée, recombinée, évanouie. Et quand on a enfin tracé les trajectoires des électrons, elles ne volaient pas. Elles rampaient : des milliers de vols brefs, rompus par les collisions, qui s'enroulaient dans le gaz comme un serpent. Dans la mythologie nordique, le serpent qui ronge dans l'obscurité les racines de l'arbre-monde s'appelle Níðhöggr. Le nom s'imposait.

électrons sourcessecondaires d'ionisationélectrons Penning
Ce n'est pas une illustration. Événement 0 de la démo fournie : 25 électrons sources de 1 à 200 eV et tous les secondaires qu'ils libèrent, dans du P-10 à 200 V/cm, positions relevées toutes les 2 ps (projection x–z). En moyenne, un électron finit à 50 µm de son point de naissance, aucun au-delà de 0,2 mm, tous en moins de 5 ns.
Gleipnirle lien qui entrava le loup Fenrir, tissé de choses qui n'existent pas
Bifröstle pont arc-en-ciel embrasé entre les mondes
Níðhöggrle serpent qui ronge les racines de l'arbre-monde

Ce qu'il sait faire, seul

Transitoire, borné, individuelLes électrons entrent là et quand une source le dit, dans une boîte ou un tube, et chacun est suivi pour lui-même, avec sa filiation complète jusqu'à son parent.
De vraies sections efficacesLes données Magboltz pour n'importe quel mélange, contrôlées sur le minimum de Ramsauer et le pic d'ionisation de l'argon. Des tables intégrées approchées pour Ar, CH₄, N₂, O₂, CO₂ et He, en repli clairement signalé.
Tous les processusDiffusion élastique, excitation niveau par niveau, ionisation avec le spectre secondaire d'Opal–Peterson–Beaty, attachement et transfert Penning.
Des champsUniforme, coaxial analytique, ou n'importe quelle carte tabulée telle qu'une solution par éléments finis ; champs magnétiques avec un intégrateur de Boris.
Un bilan d'énergie qui boucleInjectée + travail du champ = déposée par canal + attachée + échappée + cinétique finale, à environ 10⁻¹³ en relatif. Les tests échouent au-delà de 10⁻⁹.
Des sorties exploitablesHistoires des électrons, statistiques de collisions par processus et par niveau, une FDEE échantillonnée dans le temps, la valeur W, et des segments de trajectoire pour l'induction du signal.
Une référence d'essaim à côtéEn option, un calcul d'essaim Magboltz standard au même champ est écrit à côté des résultats, comme contrôle indépendant.
Déterministe, prêt au couplageMême graine, même résultat, et le transport avance dans le temps sous le champ qu'on lui donne : exactement la forme qu'exige une boucle de charge d'espace auto-cohérente.

Codes d'essaim (Magboltz)

Stationnaire, sans bornes

  • Un gaz infini à un seul champ réduit fixé
  • On intègre jusqu'à ce que l'essaim atteigne l'équilibre
  • En sortie, des coefficients de transport : dérive, diffusion, Townsend
  • Aucun moyen d'injecter un électron donné en un lieu et à un instant donnés

NIDHOGG

Transitoire, borné, électron par électron

  • Un volume fini, avec des parois par lesquelles les électrons peuvent s'échapper
  • Des électrons injectés à leurs propres positions, instants et énergies
  • En sortie, des histoires, des décomptes de collisions, la FDEE, W et des trajectoires
  • Magboltz fournit ce pour quoi il fait autorité : les sections efficaces et un essaim de référence

Distribution en énergie des électrons

Échantillonnée dans le temps sur toute la dégradation, ce qui est sans biais puisque les vols à collisions nulles se terminent uniformément dans le temps. Démo fournie : 60 électrons de 1 à 200 eV dans du P-10 à 200 V/cm, calculée avec les deux jeux de sections efficaces.

sections efficaces Magboltztables intégrées

Où va l'énergie

Énergie cédée au gaz, par canal, pour la même démo avec chaque jeu de sections efficaces. Les seuils d'ionisation en prennent plus de la moitié ; les niveaux vibrationnels bas du méthane en prennent à peu près un sixième à un cinquième.

sections efficaces Magboltztables intégrées

Des centaines de milliers de collisions, quelques centaines d'ionisations

Pourquoi la dégradation des électrons coûte cher : les électrons lents rebondissent élastiquement encore et encore, en perdant chaque fois une fraction infime, tandis que les ionisations sont rares. Échelle logarithmique.

sections efficaces Magboltztables intégrées

La démo en chiffres

Mêmes électrons, même graine, deux jeux de sections efficaces.

L'utiliser sans GLEIPNIR

NIDHOGG a sa propre ligne de commande et ignore tout de GLEIPNIR : un gaz et une liste d'électrons en entrée, des résultats en sortie. N'importe quoi peut l'alimenter : Geant4, un autre code de transport, ou un fichier écrit à la main. Il peut servir :

  • aux concepteurs de détecteurs gazeux qui choisissent un gaz de remplissage et ont besoin des valeurs W, des rapports d'excitation et de l'effet du transfert Penning pour un mélange ;
  • à quiconque a besoin de savoir où et quand les électrons se thermalisent, comme point de départ de modèles de dérive, de diffusion ou de recombinaison ;
  • aux radiochimistes et aux physiciens des plasmas qui ont besoin des rendements d'excitation et d'ionisation par processus et par niveau ;
  • aux enseignants, avec un Monte-Carlo lisible et déterministe dont les comptes d'énergie s'équilibrent à 10⁻¹³ ;
  • aux développeurs de codes qui veulent une référence transitoire à côté d'un code d'essaim stationnaire.

Résultats

Une chambre à fission, de bout en bout.

Une chambre coaxiale avec un dépôt d'U₃O₈ de 2 µm (90 % d'²³⁵U) sur une anode de 3 mm à +300 V, du P-10 jusqu'à r = 25 mm et un faisceau de neutrons thermiques. 10 000 neutrons, graine 12345. Chaque nombre ci-dessous provient de la simulation de référence du projet.

Comparaison avec les valeurs publiées

Écart de chaque grandeur simulée à sa référence, avec la bande de tolérance admise. Les tolérances sont fixées avant la comparaison et jamais élargies après coup. Les huit sont dans leur bande. Il s'agit de benchmarking et de vérification, pas de validation (voir V&V).

simulé − référencetolérance admise
Afficher en tableau

Charge d'impulsion par événement de fission

Charge induite pour chaque événement de fission, sans et avec recombinaison (EIR). La recombinaison colonnaire emporte une part plus grande des grosses impulsions.

EIR désactivéEIR activé (Onsager + Jaffé + Boag)
Afficher en tableau

Où vont les paires d'ions

Événement de référence 1714 : 101,6 MeV déposés dans le gaz. Paires d'ions atteignant l'étape du signal, réparties entre ce que la recombinaison retire et ce qui survit.

survivantesJaffé (colonnaire)Onsager (géminée)
Afficher en tableau
3,96×10⁶
paires atteignent l'étape 4
96 %
de Egaz/W
49 %
survivent à l'EIR

Fission

Fission HP de Geant4 avec des ions fragments issus des rendements G4NDL.

37
fissions / 10⁴ n
94,6 · 138
pic léger · lourd (u)
100,4
⟨E⟩ du fragment léger, MeV
68,8
⟨E⟩ du fragment lourd, MeV

Les fragments dans le gaz

22 mm de P-10 arrêtent un fragment : le nombre de paires suit donc toute l'énergie du fragment.

14,6 mm
longueur de trace moyenne
86 %
s'arrêtent dans le gaz
72,9
Edép moyenne, MeV
28
fragments entrés

Essaim d'électrons

P-10, 152 V/cm, 760 Torr, 20 °C : le plateau de vitesse de dérive.

5,48
vitesse de dérive, cm/µs
24,6 eV
valeur W (rP = 0,45)
0,337 eV
énergie électronique moyenne
9 295
électrons suivis

Le visualiseur

BIFROST

Bridged Interactive Framework for Rendering, Observation & Simulation Telemetry

Un visualiseur bidirectionnel qui tourne dans le navigateur. Il montre une simulation pendant qu'elle s'exécute, en 3D et en graphiques en direct, et il lui répond : quel cas lancer, avec quels réglages, et quand démarrer, suspendre, reprendre ou arrêter. Une simulation terminée se rejoue de la même façon.

Dans les deux sensRegardez une simulation arriver, et pilotez-la : choisissez un cas prêt à l'emploi, réglez ses paramètres, puis démarrez, suspendez, reprenez ou interrompez.
Jamais dans les pattesInutilisé, il ne coûte rien ; et s'il est absent au démarrage, la simulation se déroule exactement comme elle l'aurait fait sans lui.
Enregistrer et rejouerChaque session peut être rejouée plus tard, et une simulation terminée s'ouvre de la même manière.
Indépendant du moteurIl ne sait rien d'aucune simulation en particulier. GLEIPNIR est simplement la première à lui parler.
bifrost · champs · fc-600V
BIFROST : la chambre à fission coaxiale du cas fc-600V avec le potentiel de polarisation dessiné sur deux plans de coupe axiaux et un disque médian
Capture d'écran indisponible.
01 · CHAMPS

Voir le champ dans lequel dérivent les électrons

Avant même de lancer quoi que ce soit, Draw fields résout en quelques secondes le champ de polarisation du cas choisi et peint le potentiel sur des plans de coupe de la chambre : deux demi-plans axiaux et un disque médian, par-dessus l'anode translucide, le revêtement d'U₃O₈, le gaz de remplissage et le boîtier. Ici le cas fc-600V, de 0 à 600 V.

  • Dessiné avant la simulation, à partir d'une résolution de la seule polarisation
  • Dans la simulation de référence, le champ résolu suit la loi analytique en 1/r à 0,25 % près en médiane
  • Un interrupteur le masque ; une nouvelle géométrie l'efface
bifrost · traces · fc-600V
BIFROST : traces des fragments de fission jaillissant de l'anode revêtue de la chambre fc-600V, avec les électrons secondaires là où ils sont nés
Capture d'écran indisponible.
02 · TRACES

Voir les fragments de fission quitter l'anode

Après la simulation, Draw tracks montre ce qui s'est passé dans le gaz : les 3 632 traces chargées lourdes, avec les fragments de fission jaillissant de l'anode revêtue, et un échantillon régulier de 50 000 des 847 717 électrons secondaires, là où ils sont nés. La même simulation fc-600V, 10 000 neutrons.

  • Un curseur temporel avec Play parcourt l'histoire sur une horloge commune
  • Échantillonnage et pas de temps échangent le détail contre la vitesse, à la volée
  • Chaque couche a sa couleur et son interrupteur
bifrost · détecteurs · fc-600V
Onglet Detectors de BIFROST pour la simulation fc-600V : 1492 MeV d'énergie totale déposée, 126 événements avec dépôt, 37 fissions induites par neutrons, et quinze graphiques d'énergie, de hauteur d'impulsion, d'interactions, de traces et d'électrons
Capture d'écran indisponible.
03 · DÉTECTEURS

Chaque détecteur virtuel, tracé au fil de la simulation

GLEIPNIR agrège ses détecteurs virtuels au fil de la simulation et BIFROST les trace en direct dans l'onglet Detectors. Pour cette simulation fc-600V de 10 000 neutrons : 1492 MeV déposés, 126 événements avec dépôt, 37 fissions induites par neutrons ; puis les spectres d'énergie par événement et de hauteur d'impulsion, l'énergie par volume et par particule, les interactions neutroniques par processus, les traces chargées lourdes par classe, l'énergie et le rayon de naissance des électrons, l'histoire de la simulation, et la longueur des traces lourdes en fonction de l'énergie. Chaque graphique porte une phrase sur ce qu'il mesure. Faites défiler à l'intérieur du cadre pour voir les quinze.

Figures

Les graphiques que la chaîne dessine.

Tracés par l'analyse du projet lui-même à partir de la simulation de référence, et affichés dans le thème de la page (les légendes internes sont en anglais). Cliquez sur une figure pour l'agrandir.

F1 · L'impulsion. Courant induit, charge intégrée, sortie du préampli et de la mise en forme CR-(RC) pour l'événement 1714, EIR désactivé et activé.
F2 · Spectre de hauteur d'impulsion. Charge par événement, et fraction survivant à la recombinaison colonnaire en fonction de la taille de l'impulsion.
F6 · Bilan de charge. Budget de paires, ce que chaque modèle de recombinaison retire, et fermeture de Ramo pour chaque événement de fission.
F3 · Physique de la fission. Énergies des fragments, partage asymétrique des masses et parcours des fragments dans le gaz, face aux repères de la littérature.
F5 · Contrôle du champ. Le champ MFEM de l'étape 2 face à la loi analytique coaxiale en 1/r.
F4 · Benchmarks. Les huit mêmes comparaisons que dans le graphique interactif ci-dessus.
G1 · Forêt des preuves. Les données de référence derrière chaque comparaison, avec le niveau de provenance, la pondération par la qualité et le consensus de l'ensemble A.
G2 · Synthèse des erreurs.
G3 · Sensibilité à la qualité.
G4 · Recensement des preuves.

Honnête par construction

Quatre mots, tenus à distance.

Tests, vérification, benchmarking et validation répondent à des questions différentes. Le projet emploie chacun au sens strict, étiquette chaque affirmation avec l'un d'eux et énonce ses lacunes.

Tests

Le code fait-il ce que son auteur voulait ?

~380 tests unitaires, d'intégration, de sorties de référence et de déterminisme dans l'ensemble des paquets.

en place

Vérification

Les mathématiques sont-elles résolues correctement ?

Bilan d'énergie bouclé à < 10⁻⁹, fermeture de Ramo, comptabilité EIR exacte, lois de champ analytiques.

en place

Benchmarking

Est-il d'accord avec les autres codes et les nombres publiés ?

Valeur W, vitesse de dérive, TKE de fission et pics de masse, paires d'ions par fragment.

8 / 8 dans la tolérance

Validation

Est-il d'accord avec des mesures expérimentales indépendantes ?

Il faut des données expérimentales de niveau 1 ; chaque enregistrement de l'ensemble A est aujourd'hui de niveau 2.

aucune pour l'instant

GLEIPNIR n'a, à ce jour, aucun composant validé. La valeur W du P-10, notée face à une population de valeurs publiées selon l'ISO 13528, se situe juste hors de la bande, à Eₙ = −1,24. Le projet le dit ouvertement au lieu d'élargir une tolérance pour le cacher : c'est un travail en cours, et le premier point que nous améliorons.

Perspectives

Conçu pour être général.
Éprouvé sur une seule chambre.

GLEIPNIR a été conçu comme un modèle général de réponse des volumes gazeux sous irradiation. Jusqu'ici, une seule configuration a été menée de bout en bout. Voici la distance entre les deux, et le plan pour la combler.

01

Ce qu'il doit être

Un modèle général de réponse pour n'importe quel volume gazeux sous irradiation : chambres à fission, chambres d'ionisation, cibles gazeuses, cellules de gaz pompées par faisceau. Rien du détecteur n'est compilé dans le code. Une chambre est un fichier de configuration, et chaque étape après Geant4 lit des positions, des instants et des énergies, jamais ce qui les a produits.

GéométrieAutant de boîtes et de coques tubulaires qu'on veut, placées librement et contrôlées au démarrage contre les chevauchements.
MatériauxMélanges gazeux de 15 espèces intégrées plus n'importe quel élément NIST, à toute pression et température ; matériaux NIST ; solides avec composition isotopique par élément.
PhysiqueN'importe quelle liste de physique de référence de Geant4, avec des données neutroniques de haute précision sous 20 MeV, et les variantes EM par leur nom.
ChampsMaillages en boîte ou cylindriques conformes, potentiels d'électrodes quelconques, résolution parallèle de l'équation de Poisson.
ÉlectronsSections efficaces Magboltz pour n'importe quel mélange, transfert Penning, champs électriques uniformes, analytiques ou résolus, champs magnétiques.
SignalShockley–Ramo sur l'électrode de lecture avec une chaîne électronique idéalisée ; n'importe quelle forme d'électrode dès que la résolution du champ de pondération par MFEM sera là.
02

Ce qu'il est aujourd'hui

Trois configurations d'exemple accompagnent le code. L'une d'elles, la chambre à fission ci-dessus, a traversé toutes les étapes, avec ses résultats archivés et confrontés à la littérature. Les deux autres exercent les premières étapes. Tout le reste que la conception autorise est, pour l'instant, terre inconnue.

Quelle configuration a traversé quelle étape

D'après les configurations fournies et les résultats archivés. L'état est écrit en toutes lettres dans chaque case, pas seulement porté par la couleur.

configurationTransportCharge d'espaceNIDHOGGEIRSignalBenchmarks
Boîte de gazcube de P-10 de 10 cm · neutrons de 2,45 MeVfonctionnefonctionnefonctionnepas encorepas encorepas encore
Chambre d'ionisationair · plaques parallèles, 30 mm · 300 Vfonctionnefonctionnepas encorepas encorepas encorepas encore
Chambre à fissioncoaxiale, P-10 · U₃O₈ · neutrons thermiquesrésultats archivésrésultats archivésrésultats archivésrésultats archivésrésultats archivésrésultats archivés

Noté à la manière des métrologues

L'En de l'ISO 13528 compare une valeur au consensus des données de référence avec des incertitudes élargies (k = 2) ; |En| ≤ 1 est un succès. Trois réussissent. La valeur W, la physique gazeuse propre à NIDHOGG, se situe juste hors de la bande, à En = −1,24, basse de 6 % : c'est un travail en cours et notre piste d'amélioration la plus nette, présentée ci-dessous. Et comme chaque enregistrement de référence est encore de niveau 2, même un succès relève du benchmarking, pas de la validation.

score Eₙ|Eₙ| ≤ 1 réussi
Ce que la valeur W change vraiment aux résultats ↓
Afficher en tableau

Le domaine qu'une validation couvrirait aujourd'hui

Tout ce qui a été exercé jusqu'ici tient dans ces six lignes. Flux élevés, mode courant, autres gaz, champs magnétiques, intervalles submillimétriques et débits de dose ultra-élevés sont tous en dehors.

P-10
gaz de remplissage (air sec configuré)
0,025 eV
neutrons thermiques seulement
3–25 mm
rayons coaxiaux ; une plaque parallèle de 30 mm
300 V
polarisation ; pas de champ magnétique
mode impulsion
sans empilement, sans mode Campbell
≤ 20 keV
électrons dans le Monte-Carlo de dégradation
piste d'amélioration

Le rendement en paires d'ions : notre prochain palier

Chaque impulsion commence par une division : paires d'ions = énergie déposée ÷ W. Le test Eₙ ci-dessus montre où cette division peut s'améliorer, et les chiffres ci-dessous montrent que le gain est à portée de main.

W : un écart de 6 %, avec un levier clair

NIDHOGG donne 24,64 eV par paire d'ions dans le P-10, 6 % sous le consensus de 26,21 eV des données de référence : il compte donc aujourd'hui environ 6 % de paires de trop par MeV. Le levier principal est un seul nombre bien compris, la probabilité de transfert Penning, fixée pour l'instant à une valeur médiane de la littérature. La caler sur des mesures primaires de W demande des données, pas du code nouveau.

L'énergie déposée : notre propre modèle de ralentissement

L'énergie qu'un fragment de fission laisse dans le gaz, et la distance qu'il parcourt, sont fixées par son pouvoir d'arrêt. Geant4 ne fournit aucun pouvoir d'arrêt tabulé pour un fragment de fission dans un gaz, quel qu'il soit : aujourd'hui, cette perte d'énergie est extrapolée à partir d'ions plus légers.

Nous travaillons à notre propre modèle de ralentissement des fragments de fission dans les gaz.

Ce que cela change vraiment aux résultats

L'événement de référence archivé (101,6 MeV dans le gaz), remis à l'échelle par N = E/W avec le W de consensus. Une remise à l'échelle, pas une nouvelle simulation ; on suppose que l'impulsion suit le nombre de paires.

publié : 100 MeV / 26 eVtel que simulé, W = 24,64 eVavec le W de consensus = 26,21 eV
+7,2 % → +0,7 %
benchmark des paires d'ions : presque tout son écart vient du décalage de W
−6,0 %
de paires créées, une fois W aligné sur les données de référence
321 → 315 fC
charge de l'impulsion, seulement −2,0 % : deux tiers de ses paires utilisent déjà 26 eV
03

Où il va

La première étape a un plan écrit. L'ordre des suivantes est une lecture du carnet de route, du plan de validation et de la note FLASH, triée selon ce que chaque étape débloque.

  1. MaintenantLa chambre à fission, de bout en boutCinq étapes, huit benchmarks, NIDHOGG autonome, BIFROST avec les cas, le pilotage des simulations et les graphiques des détecteurs sur les branches de développement. Notre propre modèle de ralentissement est en cours.
  2. EnsuiteSources de pompage interchangeablesNeutrons, faisceaux d'électrons et faisceaux d'ions à travers une seule chaîne inchangée.
  3. PuisValidation et comparaisons entre codesDonnées de niveau 1 pour W, la dérive et les énergies d'essaim ; variantes EM de Geant4 et un code indépendant d'ions lourds comme contrôles croisés.
  4. Plus tardFLASH et physique auto-cohérenteImpulsions à débit de dose ultra-élevé, charge d'espace rétroagissant sur le transport, cinétique collisionnelle-radiative.
en cours

Notre propre modèle de ralentissement

Le pouvoir d'arrêt d'un fragment de fission décide de l'énergie qu'il laisse dans le gaz et de la distance qu'il parcourt, et donc, divisé par W, du nombre de paires d'ions par lequel commence chaque impulsion. Geant4 ne fournit aucun pouvoir d'arrêt tabulé pour un fragment de fission dans un gaz, et la perte d'énergie actuelle est extrapolée à partir d'ions plus légers. Nous construisons notre propre modèle pour la remplacer.

  • Ce qu'il fixe : l'énergie déposée, le parcours du fragment, et le nombre de paires d'ions par lequel commence chaque impulsion.
  • Comment il sera contrôlé : face à un code indépendant de ralentissement des ions lourds, et face aux pertes d'énergie et parcours mesurés des fragments dans l'argon (V7).
  • Pourquoi c'est important : le ralentissement des fragments est l'une des deux plus grandes incertitudes physiques identifiées par le projet, et il se trouve au tout début du signal de la chambre à fission.
prochaine · plan écrit

Sources de pompage interchangeables

Aujourd'hui, la source est figée sur les neutrons. Une source interchangeable ajoute des faisceaux d'électrons et d'ions avec une structure temporelle d'impulsion, choisie dans la configuration. Puis un gaz, une géométrie, une graine, deux exécutions ne différant que par la source : fragments de fission et faisceau d'électrons rapides déposent la même énergie avec une structure de trace très différente, et la différence devient une mesure.

Doit concorder

  • la valeur W
  • le partage ionisation / excitation
  • le spectre secondaire au-dessus de ~100 eV

Doit différer

  • la densité d'ionisation le long d'une trace
  • la survie à la recombinaison colonnaire
  • la charge collectée par unité d'énergie déposée

Un faisceau d'électrons à travers une fenêtre en feuille, un laboratoire ordinaire en a un ; un réacteur, non. Le verrou d'abord : le chemin neutronique ne doit pas bouger d'un chiffre.

ouvert

Sept comparaisons jusqu'au premier « validé »

Chacune nomme une observable, la mesure à obtenir et ce dont le code aurait besoin. Aucune n'est annoncée comme faite.

observablerequiert
V1valeur W du P-10 pour des électrons rapides, à partir de mesures primairesdonnées seules
V2vitesse de dérive en fonction de E/p, sous forme de courbedonnées seules
V3FDEE, énergie moyenne et diffusion transverse à E/N appariédonnées seules
V4rendement d'ionisation des fragments de fission : le défaut de hauteur d'impulsionmodification du code
V5charge collectée et spectre de hauteur d'impulsion d'une chambre publiéeconfiguration appariée
V6efficacité de collection en fonction du champ : courbes de saturationmodification du code
V7perte d'énergie et parcours des fragments dans l'argondonnées seules

V1 à V3 ne demandent que des fichiers de données et donneraient la première étiquette « validé » honnête, pour la physique d'essaim de l'étape 3. V4 et V6 sont là où la physique est réellement incertaine, et où la validation ferait le plus bouger les résultats.

opportunité

Dosimétrie FLASH : là où les courbes mesurées existent déjà

La radiothérapie FLASH délivre la dose à des débits ultra-élevés, en impulsions isolées d'une microseconde pouvant atteindre plusieurs grays là où les faisceaux conventionnels délivrent environ un milligray. À une telle dose par impulsion, les chambres d'ionisation à air de la dosimétrie clinique perdent de la charge par recombinaison avant qu'elle ne soit collectée, et la correction de Boag sur laquelle reposent les protocoles cesse d'être exacte.

Pour GLEIPNIR, c'est une ouverture. L'efficacité de collection en fonction de la dose par impulsion est publiée pour des chambres commerciales standard par plusieurs groupes : exactement l'observable expérimentale indépendante qui manque au projet. La chaîne a déjà, pour l'essentiel, la bonne forme : une configuration de chambre à air, le modèle de Boag dans l'EIR, la résolution du champ par MFEM et la collection de charge. Six choses font obstacle :

  1. B1 la particule primaire est figée sur les neutrons (le plan des sources y remédie) ;
  2. B2 pas de structure temporelle d'impulsion : chaque événement est une particule primaire à t = 0 ;
  3. B3 un événement n'est pas une impulsion : une impulsion FLASH, c'est 10⁷ à 10⁹ primaires partageant un même nuage de charge ;
  4. B4 la charge d'espace n'agit que dans un sens, et à dose FLASH le champ s'effondre pendant l'impulsion ;
  5. B5 pas de fraction d'électrons libres pour l'air dans le modèle de Boag ;
  6. B6 l'intervalle fourni fait 30 mm, alors que les chambres FLASH font 1 à 2 mm.

Pourquoi l'intervalle compte

Dans le modèle de Boag, le paramètre de recombinaison croît comme le carré de l'intervalle entre électrodes, u ∝ d². Face à une chambre Advanced Markus de 1 mm, la configuration fournie de 30 mm a un u 900 fois plus grand.

carnet de route

Une physique plus profonde

  • Charge d'espace auto-cohérente. Recalculer le champ à mesure que la charge se déplace et le réinjecter dans le transport ; le point de couplage est déjà en place et testé.
  • Électrons relativistes. Étendre le Monte-Carlo de dégradation au-delà de 20 keV, pour que les électrons Compton du MeV soient transportés plutôt qu'exclus.
  • Champ de pondération par MFEM. Résoudre le potentiel de pondération pour des électrodes quelconques, et non plus seulement les plaques et le coaxial analytiques.
  • Modes Campbell et courant. Superposer les événements à un taux continu sur la couche de courant par événement déjà en place.
  • Un vrai transport des ions. Remplacer les ions à mobilité constante par diffusion, collisions et recombinaison.
  • Défaut d'ionisation des fragments. Un W dépendant de l'ion pour les dépôts des fragments de fission, sans doute la plus grande erreur sur la charge collectée.
  • La recombinaison au-delà des formes fermées. Un solveur explicite de dérive-diffusion-réaction, la recombinaison ion-ion, des coefficients par gaz.
  • Cinétique des états. Des excitations observées collision par collision dans un code d'essaim dérivé de Magboltz, vers un modèle collisionnel-radiatif.
sur les branches de développement

BIFROST : du visualiseur à la salle de contrôle

La ligne principale dessine la géométrie et enregistre puis rejoue les sessions. Les branches de développement vont bien plus loin :

  • Cas : des simulations prêtes à l'emploi avec des paramètres sûrs, lancées depuis la page
  • Pilotage : démarrer, suspendre, reprendre, interrompre, retenir
  • Dessiner la géométrie et les champs avant une simulation
  • Dessiner les traces après une simulation, avec un curseur temporel et Play
  • Onglet Detectors : chaque détecteur virtuel, tracé
  • Comparer des simulations : synthèses, provenance, statistiques regroupées
  • Diffuser les champs et les traces en direct, et pas seulement après la simulation
  • Une seule chronologie de simulation reliant Geant4, NIDHOGG, l'EIR et le signal
carnet de route

Moteur et comparaisons entre codes

Un NIDHOGG plus rapide

Ses boucles de calcul passent une à une dans un moteur natif, chacune derrière un verrou de parité au bit près ; la première est faite. Le moteur entier ne bascule qu'une fois toutes les boucles passées.

Variantes EM de Geant4

option3 et option4 face au réglage par défaut : une modification de configuration seulement, et le contrôle entre codes le moins coûteux qui soit.

Un contrôle indépendant pour les ions lourds

CATIMA, un code indépendant de ralentissement des ions lourds, pour éprouver notre propre modèle de ralentissement avant qu'il ne remplace l'extrapolation actuelle.